Bonjour !
Je vous propose aujourd’hui le premier article d’une série qui vous permettra d’apprendre les bases du tissage de perles !

Hé oui, je vous ai d’ores et déjà préparé un tuto pour apprendre le tissage peyote pair et j’en prévois d’autres pour le peyote impair et circulaire. Mais il faut bien commencer par les bases, qui seront communes à tous les types de tissage en peyote (et même au brick stitch … si je m’y remets un jour 😉 )

Nous allons donc voir ici le matériel de base indispensable pour se lancer, les achats facultatifs, une pette shopping list pour vous aider et un peu de lexique 🙂
Prêts à vous lancer ? C’est parti !

 

Le matériel
Des aiguilles spéciales pour tissage

Pour la plupart des techniques de tissage de perles, il vous faudra des aiguilles spéciales, très fines et un peu souples. Exit les aiguilles de couture, trop grosses. Exit aussi les aiguilles à gros chas, qui ne passent pas dans les perles, et les grandes aiguilles fendues dans la longueur qui sont géniales pour le métier à tisser, mais pas assez fines pour permettre plusieurs passages du fil dans les perles.

On s’arme de patience et éventuellement d’un enfile-aiguille car le chas de celles-ci est très fin.
Côté marque, j’adore les Miyuki. Elles sont vraiment conçues pour les perles qu’on va utiliser, puisque c’est la même marque. Elles sont solides et durables. Il faut savoir aussi qu’une aiguille à perler va se tordre au fil du temps, c’est tout à fait normal et n’empêche pas l’utilisation de l’aiguille (sauf évidemment quand elle est vraiment trop usée)

Du fil spécifique

Tout comme pour les aiguilles, il existe des fils spéciaux dédiés au tissage de perles. Ces fils sont prévus pour passer plusieurs fois dans les petites perles et donner un rendu souple.

J’en ai essayé plusieurs au cours de mes expériences. Ceux que je préfèrent actuellement sont les fils Miyuki et KO. Les deux ont des diamètres de 0.25mm et existent en plusieurs couleurs, ce qui permet de rendre les éventuels fils visibles plus discrets. Ils se présentent sous forme de bobines telles que vous pouvez les voir sur la photo ci-dessus, à l’avant plan.

Les autres bobines de la photo, dans la boîte, sont des bobines de C-Lon D. Quand j’ai commencé à perler vers 2006, c’était LA référence en matière de fil et on ne trouvait quasiment que ça chez la plupart des revendeurs européens. Le problème de ce fil est qu’il s’entortille et crée des noeuds TRÈS facilement 🙁 Au point de devenir un cauchemar pour certaines perleuses. Pour ma part, je continue à l’utiliser, car j’en avais fait un sacré stock à mes débuts et je n’aime pas gaspiller. Ça reste un bon fil, il faut juste plus de patience qu’avec les fils récents tels que le Miyuki ou le KO (ces derniers font aussi des noeuds, mais moins).

Selon vos premiers projets, je vous conseillerais d’acheter en premier les fils en doré, argenté et/ou blanc, noir, qui s’accorderont plus facilement avec vos futures créas.

 

Des ciseaux fins

Il vous faudra des ciseaux suffisamment fins pour couper les fils qui dépassent de votre tissage. Je recommande des ciseaux à broder comme les miens sur la photo, ou des ciseaux de précision. Réservez cette paire de ciseaux à ce seul usage pour ne pas les abîmer.

 

Un tapis à perles (facultatif)

Ce n’est pas indispensable mais c’est un confort en plus, ce genre de tapis évite que vos perles ne glissent un peu partout. Le must ? Le plateau refermable Bead Buddy qui permet de ranger son travail en cours sans soucis.
Voir mon article consacré aux tapis et au Bead Buddy

 

Des coupelles de tri (facultatif)

Honnêtement, je ne me sers pas de ces coupelles pour les petites perles, ça se renverse rapidement, ce n’est pas idéal. Par contre, c’est hyper pratique pour accueillir de petits objets dont on a besoin à portée de main (apprêts, etc), mettre les bouts de fil en attente d’être de jetés, ou encore ramasser les perles du tapis pour les transvaser dans leurs boîtes/sachets !

 

Une pince plate fine (facultatif)

J’utilise ce genre de pince dans certains cas quand l’aiguille est bloquée dans une perle ou a du mal à passer. Ca permet d’avoir une meilleure prise sur l’aiguille, mais attention, il faut y aller délicatement au risque de casser la perle dans laquelle elle se trouve.

 

Un chat (facultatif)

Là aussi c’est facultatif, mais avoir un chat qui renverse vos perles, joue avec les fils, se barre avec vos bijoux … Ca ajoute du challenge, un peu de piment à votre carrière de perleuse ! A essayer au moins une fois !

tissage de perles
Des perles, mais pas n’importe lesquelles !

On y vient enfin, l’ingrédient principal du tissage … Les perles évidemment !

Pour les tissages que je vais aborder ici, on va utiliser des perles bien spécifiques, originaires du Japon, qui ont la particularité d’être cylindriques. De plus, elles sont calibrées, ce qui permet un tissage bien plat et régulier.

Ces perles sont appelées communément “Delicas”. Mais il est bon de savoir qu’il ne s’agit pas d’un nom commun, mais du modèle de perles créé par la marque Miyuki. Il existe aussi des perles cylindriques appelées Treasures, qui sont celles de la marque Toho.
Lorsque vous naviguerez sur le net, sur les groupes Facebook ou encore ici, vous lirez généralement le terme “Delicas” utilisé pour toutes les perles cylindriques sans distinction de marque, car le nom est entré dans le langage courant, comme lorsqu’on parle de Sopalin ou Kleenex. Dans vos recherches, n’hésitez pas à utiliser “bracelet en delicas” ou même “bracelet en Miyuki”, même si c’est une erreur car il s’agit là de la marque, car ces termes sont utilisés couramment.

Quelle que soit la marque, ces perles sont référencées selon un code qui permet de les distinguer. Chez Miyuki, toutes les delicas sont référencées sous les lettres DB suivies de 4 chiffres. DB 0010 représente par exemple le noir brillant, et on peut aussi le retrouver sous le code DB 10 car certains revendeurs et logiciels suppriment les zéros en début de référence.
Chez Toho, les Treasures portent des références de type TO1T suivies de 3 chiffres et/ou lettres.

Size does matter.

Au niveau de la taille des perles, on travaillera principalement en 11/0. C’est la classification de tailles utilisées par Miyuki et ça représente 1.6mm de diamètre et 1.27mm dans le sens du trou.
Les delicas existent aussi en 8/0, 10/0 et 15/0. Plus le chiffre devant le /0 est petit, plus la taille de la perle est grande.

Les bijoux que je propose, les tutos et schémas sont tous prévus pour du 11/0. Libre à vous de travailler avec des perles plus petites ou plus grandes (ce qui est une bonne façon de s’entraîner – certains le font avec des perles à repasser), mais le rendu final ne sera pas le même et les schémas auront besoin d’une adaptation.

Couleurs et finitions

Je n’aborde ici que les Miyuki, car ce sont celles que l’on trouve le plus facilement en Europe. Il existe dans cette marque une infinité de couleurs et de finitions différentes : galvanisé, mat, transparent avec ou sans ligne de couleur à l’intérieur, … Et avec ces finitions, les éventuels soucis de durabilité.

Je ne peux pas tout répertorier ici, ce serait trop long, mais il existe déjà deux très bons tableaux exprimant la durabilité des différentes finitions des délicas : le tableau de Miyuki et celui de Fire Mountain Gems. Ils sont en anglais mais c’est assez répétitif donc facile à traduire, et de plus les noms des finitions anglophones sont souvent gardés par les revendeurs francophones donc c’est assez simple de s’y retrouver.

Il faut surtout retenir dans tout ça que de façon générale, les couleurs pleines, opaques, non métalliques, matte ou pas, ne posent pas de soucis. La finition Duracoat est probablement la meilleure à ce jour : les teintes sont plus intenses, et tiennent mieux dans le temps. Pour les teintes métallisées, il vaut mieux se tourner vers les références à partir de DB1831, qui sont galvanisées ET Duracoat. Les simples galvanisées (dans les DB0400) perdent leur revêtement au contact de la peau et de l’humidité.
Si vous avez du mal à vous y retrouver ou à choisir vos couleurs, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, je me ferai un plaisir de vous aider 🙂

Et les rocailles, dans tout ça ?

Les perles de rocailles sont très connues et vous vous demandez certainement si vous pouvez faire du tissage avec elles. La réponse est oui, mais sous certaines conditions !

Il faut avant tout savoir que ces perles étant arrondies et non cylindriques, elles n’auront pas le même rendu qu’avec des delicas. Pour un tissage à plat au métier ou en peyote, il y aura des petits écarts entre chaque perle, et cela peut ne pas convenir, selon le type de bijou que l’on réalise. Pour les manchettes en peyote très graphiques ou les bangles, je recommande vivement de préférer les delicas.

Il faudra ensuite s’assurer qu’on a des perles calibrées. De nouveau, on va s’orienter vers les marques telles que Miyuki, Toho, ou encore Preciosa Ornella. Évitez les autres rocailles, pas calibrées, qui vous donneront un tissage irrégulier, pas droit du tout, et vous rendra peut-être même la tâche plus compliquée.

Les règles de tailles sont les mêmes que pour les delicas, on travaille le plus souvent en 11/0 mais on peut choisir du plus grand ou plus petit.

 

Pour finir, je vous propose une petite liste de liens qui facilitera vos premiers achats. Vous verrez que tous ces liens pointent vers le site de Perles and Co. Je ne suis pas affiliée avec eux, mais simplement cliente depuis plus de 10 ans et toujours très satisfaite des prix, des délais de livraison et du Service Client 🙂

 

Les Delicas 11/0

Les aiguilles Miyuki

Les fils Miyuki

Les fils KO

Ciseaux à broder

Tapis de perlage

Plateau Bead Buddy 

Coupelles de tri

J’espère que cet article vous aidera à vous lancer. Je vous retrouve très bientôt pour le tuto du Peyote Pair 🙂

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